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Les entreprises ne
sont pas égales devant les restructurations, les différences
de tailles, de ressources, de secteurs d’activité,
d’indépendance ou de dépendance (donneurs d’ordres/sous-traitants)
sont autant de facteurs de diversité. A toutes cependant
les restructurations posent des problèmes communs.
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Dans un monde en mutation constante les
entreprises se doivent d’anticiper, c'est-à-dire d’identifier
dans les dynamiques économiques, commerciales et techniques,
celles qui les concernent. Cette attitude de veille n’évite
pas les restructurations. D’une part car toutes ne sont pas
prévisibles, ce dont Swedtech
constitue un exemple éclairant. D’autre part, car ces
anticipations produisent elles-mêmes des décisions
de restructuration.
Mais l’anticipation peut aussi modifier le déroulement
d’un ensemble de processus de restructuration en donnant le
temps de les gérer. Cap
compétence en fournit un exemple d’autant plus
intéressant qu’il concerne une « entreprise étendue
», c'est-à-dire un donneur d’ordre et ses sous-traitants.
Une approche anticipatrice des marchés peut donc permettre
une approche anticipatrice des restructurations lorsqu’un
partage de l’information avec les parties prenantes a lieu,
ce qui désigne le dialogue social et la négociation
comme les outils majeurs de cette démarche. Dans des univers
réglementaires et institutionnels différents, c’est
cette démarche qui est suivie par des entreprises grandes
(Vx
Group , Vantenfall
, EDF
, BT
,…) ou petites (ADDA
) dans le cadre d’un dialogue social interne ou étendu
aux acteurs territoriaux (Vinn
Vinn project , Vauxhall
). L’absence ou l’usage peu efficient de ces outils
d’anticipation peut d’ailleurs sérieusement handicaper
l’entreprise comme les salariés (BIO
).
Les grandes entreprises jouent dans ce contexte un rôle particulier.
D’une part elles produisent et actualisent régulièrement
des prévisions outillées par des moyens puissants
et élaborent des stratégies anticipatrices des changements
en cours. D’autre part, elles connaissent des restructurations
permanentes. Au point que l’on peut dire que, dans certains
grands groupes, les arbitrages portant sur l’opportunité
ou non de remettre en cause la structure de l’organisation
relèvent désormais d’une activité routinière.
Une telle situation conduit à la construction de dispositifs
internes de pilotage des restructurations à l’échelle
du groupe (Vx
Group , ASSURANCIA
, TeliaSonera
, Swedtech
...). Dans la quasi-totalité des cas, ces dispositifs s’accompagnent
d’une politique contractuelle dynamique. Par contre, le dialogue
social reste fortement ancré dans les différents pays
d’origine et la définition comme la mise en œuvre
de réflexions et pratiques multinationales, voire européennes,
font défaut (Schalker
verein ) malgré quelques exceptions (Danone).
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