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EUROPE
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Précurseur de l’actuelle
Union Européenne, la Communauté Européenne
de l’Acier et du Charbon (CECA) a organisé, dès
les années 50, la modernisation et la rationalisation de
ces secteurs stratégiques. Une très importante expérience
dans le domaine des restructurations a ainsi été acquise
et elle a été reprise au sein du Conseil Economique
et Social Européen (CESE) par la création d’un
Comité Consultatif des Mutations Industrielles (CCMI), dont
les compétences ont été élargies à
tous les aspects liés aux mutations industrielles. |
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Dans les années 70,
trois des directives adoptées concernaient directement le
champ des restructurations et toutes les trois furent révisées
au cours des dix dernières années :
- Licenciements collectifs (1975,
modifiées en 1998)
- Transfert d’entreprises (1977, modifiées en 2001)
- Insolvabilité (1980, modifiées en 2002)
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Enfin, d’autres initiatives
ont récemment été prises récemment dans
le même champ :
- suite au rapport Gyllen
Hammar, un observatoire du changement (the European Monitoring Centre
on Change - EMCC
– basé à Dublin a été créé
:
- en 2006, un fonds d’ajustement à la mondialisation
a été mis en place.
- en 2006 toujours, la commission a pris l’initiative d’organiser
une série de forum consacré aux restructurations.
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Pourtant, alors que la construction
européenne est une « restructuration » globale
en elle-même (dans la mesure où elle constitue un projet
qui affecte en profondeur la société, l’exercice
du pouvoir et la vie économique sur le continent), cette
même Europe est-elle dotée d’une vision des restructurations
contemporaines et des outils pour y faire face ? |
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L’état actuel
des politiques européennes en la matière est préoccupant,
il n’est pas inutile, pour penser l’avenir, de faire
un détour par les origines de l’Union et par un état
des lieux de ce qui a été accompli depuis.
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Europe et restructurations
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